Collège Saint-Exupéry, Orléans

Saison 3 – Episode 5

La problématique est rappelée : on se demande si le bruit causé par les activités humaines dérange les oiseaux.

Pour cela, l’étude du jour portera sur le son en sciences physiques, dans les trois classes avec les collègues Jeremy Gil et Séverine Male. Le son est une vibration mécanique d’un solide ou d’un fluide qui se propage sous forme d’une onde. Les animaux sont sensibles à cette vibration et la perçoivent grâce à leurs oreilles. Les élèves découvrent le sonomètre, un appareil qui mesure le niveau d’intensité sonore en décibel (dB).

Des mesures sont ensuite effectuées sur le terrain : dans la cour pendant les récréations et en dehors des récréations ainsi que près des deux zones test (bruyante) et témoin (calme plus éloignée de la cour).

Voici les résultats des enregistrements (en dehors et pendant les récréations). Attention, les échelles ne sont pas les mêmes mais nous avons représenté par une droite rouge l’intensité du chant de la mésange charbonnière (qui, sachez-le, zinzinule!) à 60 dB.

Conclusions ?

La ville est un milieu bruyant, si bruyant qu’il n’y a pas de réelles différentes entre les zones que nous avions choisies comme test et témoin pour le bruit ! Nous avons bien fait de vérifier nos intuitions avec des appareils de mesure avant de conclure trop vite. Pas de regret cependant car il aurait été difficile de faire autrement : si nous avions éloigné la mangeoire en dehors de la haie, le milieu de vie aurait été différent (quel casse-tête de fabriquer un protocole!)

En revanche, nous enregistrons bien un effet des récréations : il y a, dans les deux zones, plus de bruit pendant les périodes de récréation… On peut donc clarifier la problématique : les oiseaux vont-ils davantage fréquenter les mangeoires en dehors des périodes de récréation ? Cela viendra dans un second temps. Il est pour l’instant l’heure de commencer l’analyse des photos et de déterminer le nombre de visites des oiseaux par jour.

Premières analyses

Les élèves ont construit des graphiques des oiseaux présents par jour et en fonction des zones (test et témoin, même si, rappelons-le, il n’y a pas de différence significative sur le bruit entre les deux).

Petite déception : il y a trois espèces seulement cette année qui dominent le paysage (mésange bleue, mésange charbonnière et rouge-gorge), avec malgré tout une belle surprise : une (unique) visite de la mésange nonette. Nous avions eu l’année dernière bien d’autres espèces en plus des trois précédentes (geai des chênes, sitelle torchepot, mésange à longue queue, verdier d’Europe).

La zone témoin semble être préférée par les mésanges charbonnières (et bleues dans une moindre mesure), tandis que la zone test semble le « territoire » de – semble-t-il – deux rouges-gorges qui nous paraissent d’aspect différent. En tout cas, pas de conclusion possible à ce niveau-là sur l’impact éventuel du bruit : il faut maintenant creuser le travail en analysant les fréquences des visites selon les heures de la journée pour voir si le bruit a quand même une influence. Quelle aventure ! La suite au prochain épisode…